Alors, et 2020 ?

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Mes cher-e-s égaré-e-s,

Commençons par les voeux. Je vous souhaite à toutes et tous le meilleur, c’est-à-dire du bonheur sous la forme qui vous plaira 😉
Il en faut pour affronter le monde actuel et ses sinistres nouvelles, ses difficultés, ses jours gris, ses feux dévastateurs.
Il en faut pour garder l’espoir et se battre, chacun-e avec ses armes.
Moi, ce seront les histoires.

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Mais revenons à nos moutons.

Quid de 2020 pour ma casquette d’autrice ?

Côté promotion

N’oublions pas que l’intégrale des Chroniques de Siwès, la Guerrière fantôme, vient de paraître chez Lynks (décembre 2019). J’ai déjà un salon de prévu (je vous en parlerai en détails plus tard), cependant l’année devrait être calme. Enfin, je n’en sais rien, c’est toujours assez difficile de prévoir ce genre d’activité. On peut vous contacter très tôt comme très tard.

Pour l’instant, cela ressemble à une année tranquille côté déplacements.

 

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Côté corrections

J’ai terminé deux romans l’an dernier (Les mains jointes et le Homard), et même si j’ai très envie d’attaquer un nouveau projet, il faut vraiment que je corrige ces textes de sorte à ce qu’ils prennent leur envol vers le monde éditorial. Donc 2020 sera placée sous le signe de la correction, car en l’état, mes premiers jets ne sont pas lisibles. J’écris à porte fermée et je laisse souvent des trous (en plus de faire des fautes et de changer d’avis sur certains points au fur et à mesure de l’écriture.) Bref, il y a du boulot.

Fin 2019, j’ai préparé le terrain, puisqu’après avoir fini d’écrire le homard, j’ai lu le tapuscrit des mains jointes, et j’ai même corrigé les 6 premiers chapitres.

A mon retour de vacances, début janvier, j’ai aussi lu le premier jet du Homard, qui m’a bien fait rigoler — tant mieux, vu que c’est une comédie. Et j’ai décidé de m’attaquer à celui-ci en premier : il est plus court, plus simple, ce sera vite fait.

Donc programme:

  1. Le Homard
  2. Les Mains jointes
  3. En bonus, d’ici fin 2020, une relecture d’Au Sortir de l’ombre

Oui, vous avez bien lu. Le merveilleux accueil fait à la réédition de la Guerrière fantôme (merci à toutes et tous 🙏 😊 ) me pousse à redonner une chance à ce bouquin (le plus noir que j’ai écrit à ce jour). J’ai déjà jeté un coup d’oeil, et ce texte a été tellement poli que lui donner le petit coup de pouce dont il a besoin devrait être un jeu d’enfant.

Cependant, avant d’attaquer ASLO (de son petit nom), j’écrirai probablement un nouveau texte.

Côté écriture

Oui, parce qu’il va bien falloir écrire un nouveau roman en 2020. Je me connais, impossible de rester sans écrire bien longtemps. J’ai besoin de m’évader du quotidien, de créer, de construire, de libérer mon imagination. Donc si je me retiens d’écrire le temps de corriger deux romans, ce sera déjà pas mal.

Surtout que si je regarde le calendrier, je n’ai pas pris la plume depuis au moins un mois… Humm. Je crois bien que je suis une droguée de l’écriture.

Question : quel projet choisir ?

C’est le point nébuleux de cet article. L’an dernier,  j’ai juste écrit ce dont j’avais envie sans me poser de question ; l’effet était libérateur, donc j’ai envie de réitérer. J’ai plusieurs romans possibles devant moi, et autant de carnets entamés : Horizon Blanc (SF), Pu-pue (sorcières — j’avais oublié Pu-pue…), Le dragon sous la montagne (fantasy), de la fantasy dans le monde d’Es (3-4 romans), Blue Bird (j’en parle ici depuis au moins 4 ans), le voisin (un autre contemporain -> on ne m’arrête plus !).

Je compte suivre mon coeur le moment venu. Les cloches d’Es m’appellent, mais j’ai aussi d’autres projets à mener, très exaltants. Pour l’instant, je penche pour Horizon Blanc. Je dois relire le début que j’ai déjà écrit pour me décider. J’aimerais bien avancer celui-là, parce que mon mari a beaucoup aimé ce qu’il a lu. Je me lancerais bien dans une aventure d’adulte, une qui fait écho à de vieux rêves et à mon amour de la SF. Ce serait un chouette défi à relever et puis… regardez-moi ça 😉

Inspirant, non ? Mais quand j’aurai fini de corriger mes deux précédents romans, qui sait quelle mouche peut me piquer ?

Je n’ai pas envie de me fixer à l’avance. N’ayant pas d’obligations éditoriales, je vais prendre le temps de me laisser vivre sans me poser beaucoup plus de questions. On verra ce que ça donne. Il est très facile de s’angoisser, de se mettre la pression ou d’être frustrée quand on écrit. Il y a toujours une espèce d’épée de Damoclès au-dessus de notre tête qui nous fait demander « Est-ce le bon moment pour ce texte ? » Certain-e-s auteur-ice-s ont ce truc, ils sentent le vent tourner et ils ont de bonnes intuitions. De mon côté, je ne sens pas grand chose, j’avoue.

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Quoiqu’il arrive, j’écrirai le prochain texte avec mon coeur et ce sera très bien comme ça.

La question éditoriale

Je communique souvent sur la partie « glamour » de l’écriture, beaucoup moins  à propos des conditions du métier d’écrivaine. Cela contribue à nourrir l’image fantasmée du métier, où de l’extérieur, tout semble assez simple : on écrit, on corrige avec la maison d’édition, et boum ! on dédicace des livres.

 

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En vérité, le processus est plus long, plus complexe aussi.

Je n’ai pas envie de me plaindre, me trouvant dans une position assez confortable : mes livres sont publiés et tout se passe plutôt bien pour moi. Même si, ne nous voilons pas la face, ça pourrait aussi se passer mieux. Et il me paraît important d’en parler, ainsi que de rendre compte d’une certaine réalité.

Vous le savez peut-être, la situation des auteur-rice-s — et plus généralement des créateur-rice-s — s’avère de plus en plus compliquée d’un point de vue administratif sans parler de la rémunération. Ne vivant pas du fruit de mes oeuvres, je suis moins impactée grace à mon métier principal. Cependant, les questions administratives virent au cauchemar pour plus d’un-e d’entre nous. La rémunération des auteur-rice-s est déjà trop basse pour que beaucoup vivent de ce travail, mais les décisions prises récemment sans une consultation des principaux concernés ont entrainé des disfonctionnements qui les mettent chaque jour un peu plus en péril. Je vous renvoie vers les articles de la ligue des auteurs professionnels à propos de l’URSSAF (dernier problème en date.)

 

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Je ne vais pas vous cacher que mon changement de fonctionnement vis-à-vis de mes livres découle aussi des problèmes lié à la situation de la profession. Travaillant à plein temps pour une entreprise qui me rémunère de façon juste en me fournissant la couverture sociale qui va avec, je préfère éviter de signer un contrat en avance et me retrouver à écrire dans des conditions qui me forcent à sacrifier soirées et week-ends pour honorer mes engagements, au détriment de ma santé ou de ma vie familiale.

J’ai la responsabilité de choisir les conditions qui me permettent d’exercer mon deuxième métier, car c’est moi qui signe le contrat et qui donc m’engage à le respecter. Attention, mes éditeur-rice-s ont toujours été humains, j’ai toujours obtenu des délais quand j’en avais besoin et nous avons toujours discuté en amont des dates, mais ce sont des conditions naturellement anxiogènes pour moi. Parce que je travaille déjà 38h30/semaine et que j’écris sur mon temps « libre ». Ce serait plus simple si j’avais un (voire deux) jour(s) par semaine dédié(s) à l’écriture, et idéalement, c’est ce que j’aimerais parvenir à atteindre. Cependant, pour l’instant, je suis loin de réunir les conditions financières allant de pair avec.

Et je ne suis pas optimiste.

 

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