Writer’s Week #2

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Writer's Week

Writer’s Mood

Toujours sur le tome 1 de #SavingParadise(*). Voilà, mon fils est parti au ski pendant plus de dix jours, et là, j’ai super bien avancé, j’ai écrit plein de scène trop chouettes, avec des bagarres, du sang, des cheveux qui s’arrachent par poignées, et je ne peux les raconter à personne ! (Parce que mon cher et tendre époux refuse les spoilers. Il attend le texte fini.) Donc, mon petit garçon me manque…

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En fait, je suis surtout frustrée. En plus, j’ai perdu dans les 5000 sec (une grosse page) à cause d’une dinderie de Windows.

alan rickman disappointed kill me eyeroll galaxy quest

Je ne comprends pas comment je peux encore perdre du texte avec mes sauvegardes automatiques et le versioning de dropbox ! Mais aucune trace nulle part. Je pense que j’ai oublié un CTRL+S et qu’il y a eu un redémarrage ou un plantage de word, et j’ai peut-être cliqué sur la mauvaise version quand il s’est relancé. Je n’en sais rien. J’ai dû recommencer ma scène dimanche soir ; évidemment, j’ai l’impression que c’est moins bon. Je sais, je sais, ce n’est qu’une impression et ça ne changera pas la face de ce roman. Bref. Bientôt les 400 KSEC. Fin de semaine si tout va bien.

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Writer’s life

Cette semaine, je suis liiiibre ! Pas d’enfant à la maison. Possibilité de prendre son petit déjeuner sans parler à quiconque. Possibilité de manger à n’importe quelle heure. D’écrire tôt en soirée. Et de sortir.

Writer’s inspiration

Cette semaine, je vous invite à découvrir Joanne Harris sur twitter, une auteur britannique, drôle et pointue qui n’hésite pas à donner une vision sincère des sujets qu’elle aborde. Elle nous offre régulièrement des séries #TenTweets sur différents sujets liés à l’édition, l’écriture, la publication, les événements littéraires:

Cerise sur le gâteau, cette auteure est publiée dans 50 langues, avec une bibliographie bien fournie, elle a beaucoup d’expérience. 😉

joanneharris

 

Writer’s trend

Une pétition circule toujours à propos du décret RAAP/IRCEC. Le problème, c’est qu’elle préconise une forte augmentation des cotisations sociales des auteurs pour leur complémentaire retraite. Cette taxe de leurs revenus passera de 5% à 8%. Et ça fait mal à ceux qui ont déjà trop de mal à boucler les fins de mois. Imaginez que vous touchiez en moyenne 1000€ de salaire par mois, au lieu de vous prendre 50€ de cotisation retraite, on vous prend 80€. Sur un an, faites le calcul (960€), c’est presque un salaire et avec des revenus aussi faibles, cela signera la fin de l’activité des auteurs les moins solides.

Je vous renvoie à cet article de Pascal Dessaint:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/monsieur-valls-votre-decret-sera-fatal-certains-auteurs-par-pascal-dessaint-928829.html

Vous pouvez signer la pétition ici : http://www.petitions24.net/pour_labrogation_du_decret_raap-ircec

Je rajoute le témoignage de Joann Sfar : https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=10153863952158211&id=801503210&fref=nf

Writer’s read

Cette semaine, j’ai bien accroché à Celle qui a tous les dons, de M. R. Carey.

Celle qui a tous les dons par Carey

De quoi ça parle

Une petite fille, Mélanie, nous raconte son quotidien dans une base, où elle vit à l’abri des affams (des zombies, quoi) en trompant comme elle peut son ennui. Orpheline, elle s’accroche tout particulièrement à son professeur, Melle Justineau, qu’elle aime beaucoup. Son univers s’écroule le jour où un incident la force à fuir avec elle à l’extérieur, dans un monde en ruine qui ne ressemble pas à celui de ses livres. Mais pour une petite fille qui n’a vu de sa vie qu’un malheureux souterrain en béton, découvrir le monde du dehors garde un petit coté extraordinaire même dans les pires conditions.

(J’essaie de ne pas vous spoiler, moi je n’aime pas lire les 4eme de couverture.)

Ce que j’ai aimé

Déjà, la façon dont Mélanie raconte et analyse son univers est particulièrement intéressante. On devine vite ce qui se passe, mais le plaisir reste intact. Les rebondissements sont nombreux, le scénario un peu attendu (ça reste une fuite en pays zombie, pas de surprise), néanmoins, ça marche. Les pages filent, on s’accroche à Mélanie et à ses compagnons d’infortune jusqu’au final.

Ne le lisez pas

Si vous vous attendez à un bouquin révolutionnaire ou qui vous fasse profondément réfléchir sur le  genre humain.

Lisez-le si

Vous avez envie d’un bon bouquin bien écrit avec des zombies, avec des moments désespérés, des mâchoires qui claquent, des gens qui se font dévorer vivants, des tirs à la mitraillette, voire de la cervelle découpée au scalpel. Dans ce cas, je pense que vous devriez aimer. Moi, en tout cas, ça m’a plu au point de le poser sur la PAL de mon mari (lecteur difficile s’il en est).

Writer’s answer

La question de la semaine nous vient d’Enola Deil sur facebook :

Enola Deil J’aimerais bien une chronique sur comment tu prépares l’écriture d’un nouveau roman (…). Avec des gifs, bien sûr, sinon c’est pas drôle ;))

Le truc rigolo, c’est que comme j’écris au fil de la plume, je ne prépare pas de plan ou ce genre de chose. Pourtant, oui, je me prépare, et en général, ça me prend des années.

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Comme je l’ai expliqué dans cet article, je suis une voyageuse. Lorsqu’une idée de roman germe dans les caves obscures de mon cerveau, elle se manifeste souvent sous la forme d’un univers : une période, une époque, une magie, des monstres. C’est en quelque sorte ma destination. Lorsqu’elle est claire, je commence à prendre des notes dans un de mes carnets, qui deviendra son carnet, mais parfois, je note n’importe où. J’ai des feuilles volantes plein mes tiroirs.

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Il peut s’écouler des mois pendant lesquels j’imagine cet univers, ce qu’il sera, comment il fonctionnera, avant que n’apparaissent les protagonistes. J’ai besoin d’apprendre à les connaître, je les mets en scène dans mes rêveries, je construis leur histoire personnelle, et je prends encore des notes. Ce sont en quelque sorte mes compagnons de voyage : je ne pars pas avec n’importe qui, mais cela n’empêche qu’ils me réserveront des surprises à la rédaction.

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A partir de là, l’histoire prend corps : la trame générale, les scènes d’importance, le final. J’y pense si souvent que je les vois, on peut dire que le roman m’habite. Ce sont des points de repère sur lesquels m’appuyer même si je ne suis pas de plan précis. Si j’ai peur de les oublier, je prends des notes, mais à ce stade, il y a peu de chance.

La dernière étape de préparation correspond à une phase  de recul où j’analyse ce que je mets dans cette histoire : les thèmes, soit tout ce dont cela parle vraiment au-delà du scénario, ainsi que ce que je veux obtenir comme résultat (un roman sombre, ou haletant, ou réconfortant, etc.) et à quel public je le destine. Et je choisis un titre.

Ensuite, j’écris.

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Illustration: Saving Paradise est née d’une idée datant de 2005, j’en ai parlé à Barbara Bessat-Lelarge en 2012 quand nous nous sommes rencontrées pour la première fois et là, je lui ai surtout parlé d’univers. En 2014, Faustine commençait à tambouriner à la porte, et en 2015 sur la route des Imaginales, Nato lui tenait compagnie alors que j’en discutais avec Barbara. En septembre 2015, j’étais prête à attaquer et j’ai appelé Barbara, toute joyeuse, parce que je tenais le titre de la série. J’attaquais la rédaction la semaine suivante. 😀

Note : J’ai fait un coaching l’an dernier où je traitais ce thème. J’essaierais de pondre un article plus complet sur les façons de se préparer à écrire un roman quand on écrit au fil de la plume.

Conclusion

Une semaine bien remplie, comme toujours ! Et surtout, vivement, les 400 000 sec !

PS: Je sais, il y a beaucoup de writer’s dans ces titres. Mais en français, ça n’a pas la même dynamique. :/

PS2: vous pouvez me poser une question sur les réseaux ou ici pour le prochain Writer’s week, bien sûr ! 😀

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