L’écrivain solitaire

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J’approche de la fin d’ASLO. J’y suis presque, ce n’est qu’une question de quelques pages, et ensuite je n’aurais plus qu’à écrire l’épilogue.

Donc hier midi, j’étais à fond, super concentrée, installée dans la voiture (parce que la veille j’ai mangé à la cafét’ d’Ikéa lumineuse et calme en semaine, et je vous le donne dans le mile, des nénettes se sont extasiées devant mon eee — messieurs, pour draguer, achetez un eee et dépliez-le au ikéa du coin, vous pouvez être sûr d’avoir au moins un contact).

J’étais donc à Londres par un fin d’après-midi apocalyptique, descendue dans une crypte sombre à souhait qui sentait le cadavre pourrissant de trois jours, et une voix maligne me soufflait que les morts n’avaient pas le droit aux sens, quand soudain !
« Syven, tu…
— AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH ! »

J’ai hurlé de peur, le collègue a failli faire une attaque. Il s’est excusé et a taillé la route, hillare.
Voilà. Après, je n’ai pas réussi à me remettre dedans.

Je songe à m’exiler à quelques kilomètres dans la campagne pour avoir la paix. Mais je parie que quelqu’un s’inquiéterait de me voir garée sur le bord de la route et viendrait me demander si ça va.

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