L’enrichissement

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J’ai fait quelques recherches sur le net et je n’ai rien trouvé sur l’enrichissement. Il faut dire que c’est une technique « naturelle », qui apprait lors de la relecture d’un texte.

Mais comme tout ce qui paraît naturel, tombant sous le sens, elle n’est pas simple.

D’une part, il existe plusieurs niveaux d’enrichissements, d’autre part, s’il est tentant d’enrichir son texte, cela n’est pas toujours indiqué. Enrichir ou pas, that’s the question… Robert sortira-t-il de son placard pour enrichir cet article, gageons que oui.

Les niveaux d’enrichissement

A mon sens, il y en a deux majeurs qui multiplient ensuite les sous niveaux : enrichissement sur la forme, et enrichissement sur le fond.

L’enrichissement sur la forme ou narratif (j’aurais préféré trouver le terme technique qui convient) regroupe tout ce qui permet d’élaborer un meilleur texte : élargissement ou ajout de descriptions, revue et insertion de dialogues, ajout ou élaboration des transitions…

Attention, il ne faut pas le confondre avec la simple correction de texte où l’on reformule et on rattrape ce qui est déjà écrit. Il s’agit ici d’identifier et de palier aux manques du texte, de combler les brèches qui portent préjudice au récit. Et ce n’est pas facile car l’enrichissement ne doit pas nuire à ce qui est sous-entendu, ni alourdir le récit.

Prenons par exemple la chambre de Robert au château du roi. La première fois où il s’y est rendu en compagnie du lecteur, il a pris soin de pester à propos de la fragilité du mobilier (précieux) qui lui donne l’impression d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine. Chaque fois qu’il pose son casque sur la console de l’entrée, à la marquetterie si fine et ouvragée, le meuble tremble.

Donc à chaque fois qu’il entre dans cette chambre, le meuble tremble. C’est un rituel, un repère qui ajoute sa petite note informative. Cependant, on ne décrira pas en intégralité le meuble à chaque fois, par contre, on pourra pour enrichir le texte, faire prendre vie à cette console en faisant tomber le casque, en faisant branler le meuble au point que Robert le rattrape, jusqu’à ce qu’immanquablement il se brise en mille morceaux. et plus le meuble ets mis en scène, moins on a besoin de détailler. Il suffit de mentionner la console récurrente pour que le lecteur retombe sur ses petits.

L’intérêt de ces anecdotes de console, outre chercher à arracher un sourire au lecteur, réside dans leur fort potenciel de transition. Parce qu’entrer dans une chambre n’est pas captivant, ni fort en valeur ajoutée en terme d’histoire. De plus, en rappelant cette console, on rappelle l’image que le lecteur s’est faite au prime abord, quand on l’a décrite à la première description : un environnement un peu trop luxueux pour Robert.

(à suivre)